• Chroniques

Le « terrible two »

Tous les parents d'enfants de plus de 2 ans comprendront tout de suite de quoi il s'agit quand on parle du « terrible two »! En effet, il s'agit d'une étape importante du développement que tous les enfants traversent, de façon plus ou moins intense! Et c'est tant mieux pour eux, même si les parents passent un mauvais quart d'heure! Mais comment faire face à cette « crise » d'affirmation? Comment intervenir auprès de notre enfant? C'est ce que nous allons voir brièvement dans cet article. 

Tout d'abord, il faut voir le « terrible two » positivement. L'enfant apprend à s'affirmer, à devenir une personne à part entière qui a des envies et des besoins différents de ses parents. Mais à un si jeune âge, l'enfant ne sait pas comment exprimer ses insatisfactions autrement que par une crise, car son vocabulaire est restreint et sa compréhension des émotions aussi. C'est pour cette raison que c'est pénible par moments! Il faut alors aider l'enfant à s'exprimer, en mettant des mots sur les émotions qu'il vit. Il apprendra ainsi à expliquer comment il se sent, et les crises diminueront...avec le temps et de la patience! 

Quand l'enfant fait une crise de larmes, de cris, et qu'il se jette par terre en faisant la danse du bacon parce qu'on lui refuse du chocolat avant le coucher, la meilleure stratégie à adopter est de lui dire qu'on comprend que ça le fâche, mais que la règle restera la même. Ensuite, on ignore le comportement en s'assurant que l'enfant ne se blesse pas. Il ne faut pas que l'enfant assimile que ses crises lui apportent l'attention de ses parents. La crise peut durer plusieurs minutes, au cours desquelles on reste à proximité, mais sans tenter de faire entendre raison à l'enfant, il est trop jeune et ça risque d'accentuer la crise. Au bout d'un moment, si l'enfant ne réussit pas à se calmer seul, on peut tenter de lui changer les idées en lui offrant à boire ou en lui tendant un jouet qu'il affectionne particulièrement, mais il ne faut pas céder en lui donnant le chocolat, sinon l'enfant continuera d'utiliser la crise pour obtenir ce qu'il veut. 

Autour de 2 ans, l'enfant veut prendre ses propres décisions. C'est pour ça qu'il dit souvent non, non, non! Il veut être autonome, choisir ce qu'il va porter, ce qu'il va manger, etc. Pour renforcer cette quête d'autonomie, on peut offrir des choix restreints à l'enfant (deux ou trois). Lui offrir trop de possibilités le rendra confus et il risque de prendre des décisions avec lesquelles les parents ne seront pas d'accord, alors l'objectif ne sera pas atteint. Par exemples, on propose deux gilets à l'enfant et il choisit celui qu'il préfère (plutôt que de le laisser fouiller lui-même dans son tiroir), et on lui offre une banane ou un yogourt à la collation au lieu de lui ouvrir le frigo. De cette manière, l'enfant fait ses choix, et ça le rend fier de lui.

Offrir à l'enfant une routine prévisible, sans surprise et adaptée à son âge évitera bien des crises. Si on doit déroger de la routine, parce qu'on fait une sortie ou parce qu'une gardienne vient à la maison, on avise l'enfant, car il comprend quand on lui explique. On lui dit que ce soir, Sophie viendra le garder pendant que papa et maman iront manger au restaurant en amoureux, et on lui dit à quel comportement on s'attend de sa part. De cette façon, l'enfant n'a pas de surprise, et s'il agit correctement, on pourra le féliciter. Il est beaucoup mieux de renforcer un comportement positif que de punir un mauvais comportement. L'enfant récompensé qui voit que ses parents sont fiers de lui aura envie de recommencer pour leur faire plaisir et avoir une gâterie ou un moment privilégié avec eux. Au contraire, un enfant puni pourrait développer de l'amertume, ne pas être de bonne humeur et penser qu'il est méchant. Il faut penser à l'estime de soi de nos enfants dès leur plus jeune âge. 

En terminant, il faut retenir que tout ça doit se faire avec une douce fermeté, comme une main de fer dans un gant de velours! La cohésion, la cohérence et la communication entre parents est primordiale. Si l'enfant voit des failles, il continuera de tester les limites, car ce ne sera pas clair pour lui et il saura que parfois il peut gagner. Retenez que le « terrible two » est une crise passagère cruciale pour le bon développement de votre enfant et armez-vous de patience!

 

APPRENEZ-EN PLUS!