• Chroniques

Lisez les chroniques du Réseau Santé 360 - soins de santé

Bigorexie

Bigorexie

Quand les saines habitudes de vie deviennent problématiques... Entraînement excessif de durée disproportionnée, alimentation stricte et surveillée, prise de suppléments, obsession pour la musculature et l’apparence…

La société dans laquelle nous vivons présentement nous pousse à banaliser ces pratiques en nous bombardant, par l’entremise des médias, d’idéaux de beauté irréalistes. Ce mode de vie est d’ailleurs prôné par plusieurs d’entre nous, plus particulièrement par les jeunes hommes. Toutefois, lorsqu’appliqué de manière abusive, celui-ci peut mener au développement d’un trouble peu connu du grand public : la bigorexie, aussi appelée dysmorphie musculaire. Selon une étude, environ une personne sur dix s’adonnant à l’activité physique en salle de sport souffrirait de ce trouble. 

La bigorexie est principalement caractérisée par un désir obsessionnel de s’entraîner dans le but de développer une musculature de plus en plus définie et par une perception erronée de son propre corps. En effet, les personnes qui en sont atteintes se perçoivent toujours comme étant trop maigres ou pas assez musclées, peu importe leur progrès. Elles restent ainsi toujours insatisfaites de leur apparence, ce qui les engagent dans un cercle vicieux de surentraînement, de régimes, d’anxiété et de consommation de divers produits. Cette obsession occupe une place dominante dans leur quotidien, primant même sur leurs familles, amis, loisirs et autres obligations et activités habituelles. Elle engendre donc des conséquences sociales, mais également physiques et psychologiques, comme de la fatigue, une faible estime de soi, des blessures sportives et des problèmes au plan physiologique dû à une alimentation déséquilibrée. Malgré ces impacts négatifs, les personnes souffrant de bigorexie ne sont pas conscientes de leur situation problématique. 

Il est encore difficile de déceler ce trouble chez autrui, puisque, comme mentionné précédemment, il reste inconnu pour une grande partie de la population et est trop souvent considéré comme une pratique courante et normale. Bien que l’activité physique et l’alimentation saine sont des habitudes que nous devrions valoriser pour une meilleure santé mentale et physique, il demeure important, comme toute bonne chose, de ne pas tomber dans l’excès ! Si une personne de votre entourage semble adhérer à ce mode de vie pathologique, n’hésitez pas à lui en parler et à l’inviter à consulter l’un de nos professionnels (psychologue ou nutritionniste). 

Références : 

En savoir davantage : Anorexie et boulimie Québec : https://anebquebec.com/troubles-alimentaires/quand-la-musculation-devient-une-dependance

APPRENEZ-EN PLUS!